Première cohorte en Réconciliation économique

Cet été, la première cohorte en Réconciliation économique a clôturé six mois de formation riche en découvertes, apprentissages et connexions!

La force de ce programme réside dans la diversité exceptionnelle des projets portés en duo autochtone-allochtone; tant par leur portée, leur impact, que par les publics visés.

Du 16 au 27 septembre, découvrez un projet par jour. Rendez-vous sur cette page pour votre dose quotidienne d'inspiration en réconciliation économique.


De petits cercles formant un grand cercle

C'est l'image employée par Marc Du Sault, formateur huron-wendat, co-directeur pédagogique du programme en Réconciliation économique et chargé de cours à HEC, pour illustrer la synergie et la symbiose qui se créent d'abord au sein des duos autochtone-non autochtone, puis entre ces binômes, jusqu'à former un grand cercle de réconciliation.


Développer des FabLabs autochtones, pour stimuler l'innovation sociale et technologique parmi les Premiers Peuples par Viviane Michel et Céline Auclair

Viviane Michel, Innu de Uashat mak Mani-Utenam, et Céline Auclair, de Gatineau, ont lancé un projet issu des Fablabs autochtones pour valoriser les compétences numériques de jeunes autochtones auprès de futurs employeurs. Leur initiative promeut l'intégration de talents aux parcours atypiques et la diversité. Ce projet d'innovation sociale et technologique pour les Premiers Peuples, tant en milieu urbain que communautaire, vise à encourager une réconciliation authentique et durable en renforçant la fierté identitaire.

« Nous aspirons à créer une synergie entre employeurs allochtones et jeunes autochtones par les Fablabs du Centre d'Innovation des Premiers Peuples afin de renforcer les compétences de la relève pour l'essor économique du futur ».


Fonder une maison intergénérationnelle à Unamen-Shipu par Raymond Bellefleur et Bradley Bacon

Raymond Bellefleur et Bradley Bacon, tous deux Innu de Unamen-Shipu, s'unissent pour créer une maison intergénérationnelle offrant divers services, notamment des chambres pour les personnes en itinérance, des formations sur les réalités innues, un accompagnement juridique, des thérapies et séances de guérison. Ce projet a été lancé après la perte tragique de deux jeunes hommes décédés par hypothermie en 2022 et 2023 dans la communauté d'Unamen-Shipu.


"Notre projet de maison intergénérationnelle à Unamen-Shipu permettra d'éviter des décès tragiques et d'honorer la mémoire de deux jeunes hommes de la communauté."


Créer un comité de retombées économiques pour la nation Huronne-Wendate dans les projets Hydro-Québec par Charles Demers et Camille Laberge

Charles Desmers, Wendat de Wendake, et Camille Laberge, allochtone de Montréal, ont élaboré un projet de comité de retombées économiques pour la nation huronne-wendat dans le cadre des projets d'Hydro-Québec, avec pour objectif de renforcer l'intégration des entreprises autochtones.

« Unis dans notre quête de réconciliation économique, Charles, coordonnateur aux entreprises et partenariats stratégiques de la nation huronne-wendat, et Camille, cheffe de l'approvisionnement stratégique d'Hydro-Québec, édifient un pont vers l'harmonie, où les flux d'énergie et de culture se rencontrent pour illuminer un avenir de prospérité partagée et de respect mutuel. »

Pour en savoir plus sur le projet de Charles et Camille, consultez l'article publié le 4 septembre 2024


Offrir des Camps Nomades pour les jeunes autochtones à travers le territoire par Marie-Claude Cleary et Eric Deschênes

Marie-Claude Cleary, Innu de Mashteuiatsh, et Eric Deschênes, Allochtone de Montréal, ont uni leurs forces pour lancer un projet ambitieux de réconciliation économique entre la Fondation Nouveaux Sentiers et la Fondation Toboggan & Co. Leur vision : offrir aux jeunes autochtones du Québec des camps nomades qui favorisent l'épanouissement personnel et le renforcement culturel, tout en honorant et célébrant les traditions et héros des Premières Nations sur une période de cinq ans.

« La réciprocité est essentielle. Se positionner dans une posture d'écoute et d'apprentissage, et dans une perspective de transfert des savoirs, tout en reconnaissant les différences culturelles. L'autodétermination en philanthropie s'active sous le leadership des Premières Nations. Il faut avoir les moyens de compter sur des solutions qui viennent des Premières Nations, des communautés elles-mêmes, pour adresser les enjeux collectifs que nous déterminons les plus urgents. À rebours de solutions pensées et importées d'un système extérieur. »

Pour en savoir plus sur le projet de Marie-Claude et Eric, consultez l'article publié le 9 août 2024


Imaginer un cahier à colorier bilingue – Wendat/Français par Carling Sioui et Élisabeth Petit

Carling Sioui, wendat de wendake, et Élisabeth Petit, Allochtone de Québec, se sont unies pour créer un cahier à colorier bilingue – Wendat/Français. Ce projet inspirant a pour vocation de faire rayonner la culture wendate en la rendant accessible, offrant ainsi un pont entre les générations et les cultures à travers un outil à la fois ludique et éducatif.

"En embrassant la vérité et en maillant nos savoirs entrepreneuriaux et culturels, nous construisons les fondations d'une réconciliation économique solide, où les opportunités se multiplient et les barrières s'effritent. Dans ce projet commun, nous tissons des liens durables, transformant les cicatrices du passé en moteurs d'innovation et de prospérité."

Pour en savoir plus sur le projet de Carling et Élisabeth, consultez l'article publié le 12 septembre 2024


Devenir un fournisseur clé de nitrate d'ammonium dans la région de Sept-Îles par Kenny Régis et Peter Dinet

Kenny Régis, Innu de Uashat mak Mani-Utenam, et Peter, allochtone provenant de Sept-Îles ont mis à profit le programme en Réconciliation économique pour développer un partenariat industriel à Sept-Îles dont l'objectif est de devenir un fournisseur de nitrate d'ammonium de premier plan. Ce projet d'envergure ouvre la voie à la décarbonation, une meilleure sécurité routière ainsi que la création d'emplois qualifiés.

"Il faut tendre la main."


Renforcer les relations entre les Premières Nations et Hydro-Québec par Alain Bédard et Émilie Sénéchal

Alain, Wendat de Wendake, et Émilie, allochtone basée à Montréal, ont exploré des opportunités de collaboration pérennes et raisonnées entre leurs deux organisations, l'Institut de développement durable des Premières Nations du Québec et du Labrador (IDDPNQL) et Hydro-Québec. Parmi leurs axes de travail figurent la restauration et mise en valeur des milieux naturels, la transition et efficacité énergétique ainsi que le développement des compétences en énergie.

Alain Bédard et Émilie Sénéchal sur une vignette aux couleurs de l'école des dirigeant.e.s des Premières Nations dans le cadre de la journée nationale de la vérité et réconciliation économique

« Nous avons pu bénéficier d'un espace privilégié pour apprendre à nous connaître, mieux comprendre nos organisations, nos réalités et nos défis respectifs et ainsi pouvoir unir nos forces. Nous avons ainsi pu poser les bases d'une collaboration durable.»


Créer une usine de production de granules de bois torréfié par Adam Jourdain et Félix Grenier

Adam, Innu de Uashat mak Mani-Utenam, et Félix, allochtone de Québec, ont associé leurs compétences pour travailler à l'installation d'une usine de production de granules de bois torréfié dans une région forestière du Québec. Projet à fort impact financier et économique, il est réalisé en collaboration avec les communautés autochtones locales. Le programme en Réconciliation économique a permis au duo d'établir des relations de confiance, d'appréhender les contextes spécifiques des communautés autochtones et de se préparer à de futurs partenariats.

Adam Jourain, Innu, Uashat mak Mani-Utenam, Propriétaire, Services-Conseils Uashuanashk; Félix Grenier, allochtone, Québec. Directeur du développement, Texcana Conseils inc.

« Le travail en binôme nous permet de mieux comprendre les cultures d'affaires réciproques et de travailler en complémentarité au développement de projets transformateurs pour les communautés. »


Acquérir un fumoir de saumon par Roberto Wapistan et Elisabeth Quirion

Le couple formé par Roberto, innu de Nutashkuan, et Elisabeth, allochtone de Lévis illustre la complémentarité d'un travail en duo. Ensemble, ils souhaitent racheter un fumoir de saumon pour valoriser un savoir-faire autochtone précieux, combiné aux enseignements reçus à l'EDPN. A terme, ils envisagent de créer des emplois pour la communauté.

Roberto Wapistan et Élisabeth Quirion sur une vignette aux couleurs de l'école des dirigeant.e.s des Premières Nations dans le cadre de la journée nationale de la vérité et réconciliation économique

« Le travail en binôme nous a permis de mettre en valeur nos forces complémentaires et de créer un projet enrichi par nos échanges culturels. »