Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA)

La Journée internationale des peuples autochtones, célébrée le 9 août, et la journée anniversaire de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, célébrée le 13 septembre, sont l’occasion de rappeler l’importance de l’autodétermination des communautés autochtones à travers le monde et sur l’île de la Tortue. Rappelons que depuis 2021, la DNUDPA, qui affermit le droit à l’autodétermination, fait partie de la loi fédérale canadienne. À l’EDPN, les formations contribuent à affermir le leadership et l’autodétermination des Premières Nations. 

Le nouveau programme de l’EDPN en Réconciliation économique, lancé cette année, permet à des leaders autochtones et allochtones de s’engager dans un projet concret. 

Marie-Claude Cleary, de la Nation Innue et directrice générale de la Fondation Nouveaux Sentiers et Eric Deschênes, président de la Fondation Toboggan & Co et un participant allochtone, croient que la réciprocité est un vecteur incontournable de leur projet de réconciliation économique :

« La réconciliation économique est une relation d’égal à égal, une coopération harmonieuse basée sur la réciprocité, l’écoute, la compréhension et le respect mutuel. C’est une rencontre de deux cultures où chacun apporte son expertise, ses ressources vers un but commun. » 

Eric Deschênes et Marie-Claude Cleary devant une bannière de l'EDPN.

Eric Deschênes et Marie-Claude Cleary, tous deux du domaine philanthropique, ont codirigé un projet de réconciliation économique dans le cadre de leur formation.

Un projet commun

Leur projet commun, provenant du domaine philanthropique, vise à créer des Camps Nomades pour les jeunes autochtones à travers le territoire. Le projet a muri depuis le début de la formation en s’assurant d’impliquer et de consulter les communautés, et se poursuivra bien au-delà : « À L’EDPN, nous avons exploré un sentier, guidés et accompagnés dans un mélange de culture, de modernité, d’opportunités, d’apprentissages, de fierté identitaire et d’un sentiment d’appartenance. Un sentier qui nous a permis d’explorer les nombreuses questions que le projet de camps soulevait. Nous avons pris le temps d’échanger avec des personnes clés pour déterminer la bonne direction que nous allons prendre ». 

Eric Deschênes s’est engagé dans le programme à l’EDPN pour mieux comprendre les réalités et les cultures autochtones. Il note que les trois jours de formation à Wendake lui ont permis de tisser des liens avec les 19 autres membres de sa cohorte et ont été marquantes pour mieux comprendre les expériences vécues. « En tant qu’allochtone, j’ai trouvé particulièrement intéressant d’entendre des témoignages de projets concrétisés. Cela m’a donné une autre façon de voir, de comprendre les étapes et les contraintes des entreprises autochtones. » 

La réconciliation économique et la réciprocité

Contribuer à la réconciliation économique implique également de créer des espaces de dialogue où les Autochtones peuvent partager leurs expériences et leurs visions pour l’avenir. La formation en Réconciliation économique, qui réunit des leaders autochtones et allochtones, montre comment ces collaborations peuvent renforcer les économies des Premières Nations – un pilier de leur autodétermination. 

Marie-Claude Cleary souligne l’importance du respect et de la réciprocité dans ces partenariats :

« La réciprocité est essentielle.  Se positionner dans une posture d’écoute et d’apprentissage, et dans une perspective de transfert des savoirs, tout en reconnaissant les différences culturelles. 

L’autodétermination en philanthropie s’active sous le leadership des Premières Nations.  Il faut avoir les moyens de compter sur des solutions qui viennent des Premières Nations, des communautés elles-mêmes, pour adresser les enjeux collectifs que nous déterminons les plus urgents. À rebours de solutions pensées et importées d’un système extérieur. » 

Selon le Troisième rapport d’avancement annuel de la Déclaration, p.121 : « Dans le contexte canadien et dans la Déclaration des Nations Unies, l’autodétermination est définie comme la capacité pour les peuples autochtones à déterminer eux-mêmes leur statut politique et à assurer librement leur développement économique, social et culturel. Dans l’exercice de leur droit à l’autodétermination, les Premières Nations, les Inuit et les Métis ont le droit d’être autonomes et de s’administrer eux-mêmes pour tout ce qui touche à leurs affaires intérieures et locales, ainsi que de disposer des moyens de financer leurs activités autonomes. »  

Bonne Journée internationale des peuples autochtones! 

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