La semaine dernière, les 10 nouveaux duos en Réconciliation économique ont entamé leur formation. Conçu pour encourager des collaborations concrètes entre Autochtones et non-Autochtones, ce programme vise à promouvoir un développement économique durable, ancré dans le respect culturel des Premières Nations 

La deuxième cohorte du programme en Réconciliation économique avec les responsables pédagogiques, Marc Du Sault et Ken Rock

Découvrez dans quel état d’esprit et avec quelles aspirations cinq de nos binômes entament leur parcours avec nous :   


Claude Arseneault et Kawtar Lahkim – Humilité et Action

Claude, un Atikamekw de Wemotaci, partage ce sentiment, soulignant l’importance du développement économique au service de sa communauté. « Je veux être actif dans le développement économique de ma Nation et contribuer au tissu socio-économique des Premières Nations », a-t-il partagé.

Kawtar, une participante amazighe, met l’accent sur « l’humilité qui est une valeur centrale chez les Premiers Peuples. Souvent, les allochtones pensent avoir la ‘solution’ ou les ‘outils’. La réalité est différente : nous avons beaucoup à apprendre des peuples autochtones, et les solutions doivent être coconstruites pour s’adapter à des réalités diverses. »

Benoit Loyer et Susan Levinger – Connection et Éducation

Benoit, un Mi’gmaq de Listuguj, mise sur la collaboration comme moteur de changements. « Nous sommes tous connectés », déclare-t-il. « Nous devons travailler ensemble en équipe pour avancer. »

Pour Susan, une participante allochtone, c’est le mot « éduquer » qui résonne. Chercher à comprendre les autres est au cœur de sa démarche. « Il est difficile d’avancer sans poser des questions et apprendre des autres », a-t-elle réfléchi.

Debby Flamand et Kelly Leblanc – Pont et Écoute-Action

Debby, une Atikamekw de Manawan, choisit le « pont » comme métaphore pour traverser les barrières culturelles. « Le pont est un passage pour apprendre entre deux mondes, et pour moi, en tant que gardienne du territoire, c’est crucial pour la réconciliation », a-t-elle expliqué. Debby espère inspirer d’autres femmes atikamekws et contribuer à la croissance du tourisme autochtone.

Kelly, une participante allochtone, a inventé le terme « Écoute-Action » pour insister sur la nécessité de s’écouter mutuellement et d’agir dans le processus de réconciliation. « Pour nous réconcilier, nous devons écouter les Premières Nations et les Inuits, comprendre leurs besoins et passer à l’action pour concrétiser cette vision commune du développement économique », a-t-elle ajouté.

Nicky Savage-Samson et Olivier BeaudoinReconnection et Art

Nicky, un Mi’gmaq de Gespeg et membre du personnel de l’EDPN, a souligné « en tant qu’autochtone urbain, je vois ce programme comme une opportunité de me reconnecter avec mes origines profondes et d’en apprendre davantage sur moi-même et les autres », a-t-il partagé.

Olivier, un participant allochtone, prône la découverte des cultures autochtones par l’art. « J’espère créer des opportunités pour la réconciliation sociale et économique », a-t-il déclaré.

Nathan Uniam et Mathieu HudonDéveloppement et Compréhension

Nathan, un Naskapi de Kawawachikamach, est animé par le « développement » d’opportunités économiques durables pour son peuple. « Mon objectif est de créer des projets significatifs qui génèrent des emplois et réduisent la dépendance aux consultants externes, permettant à notre communauté de prendre en main son propre avenir. » a-t-il ainsi mentionné.

Mathieu, un participant allochtone, souhaite mieux comprendre les réalités actuelles et les défis auxquels les communautés sont confrontées, en particulier dans les régions éloignées. « Mon objectif est d’appliquer ce que j’ai appris pour soutenir les industries comme l’exploitation minière et la foresterie, en aidant les entreprises à relever ces défis tout en contribuant à la croissance économique des communautés autochtones. »

C’est fort de ces aspirations que la deuxième cohorte du programme en Réconciliation économique s’engage vers des relations économiques plus durables et inclusives entre Autochtones et non-Autochtones. En échangeant et en collaborant, ces binômes ne se limitent pas à prendre part à la réconciliation — ils en deviennent les artisans, construisant ensemble un avenir fondé sur la coopération et le respect mutuel.  

 Nous suivrons leur évolution au cours des prochains mois.  


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